Article du Progres du dimanche 13 Juillet : Journaliste Thomas CURATOLO Evenement : L'éléctro contest de Bourg-en-Bresse
" On ne danse pas la tecktonik, on danse l'éléctro ! ", voilà de quoi desarçonner nombre de gens. La tecktonik n'existe pas, tout du moins ce n'est pas un style de danse. C'est une marque. Originaire de la capitale, l'éléctro-puisque c'est comme cela que cette danse s'appelle-a progressivement pris, ces derniers mois, l'ampleur de phénomène national. Si bien que les épileptiques aux tee-shirts colorés ne sont plus l'apanage des grandes villes de France.
Pour preuve, ce Samedi 12 Juillet, ce sont plus de 400 personnes qui se sont rassemblées à la salle des fêtes de Bourg-en-Bresse pour assister au tout premier éléctro contest de la région : entrée libre pour les visiteurs, 5¤ pour les compétiteurs. Dès 14h, des jeunes habillés très "flashy" commencent à affluer tout azimut : du rose, du jaune, des strass, du gel, beaucoup de gel dans les cheveux.
Dans une ambiance très bon enfant, pour soi, ou pour les copains, on entame quelques "pas de danse". Des gestes souples et amples jusqu'aux mouvements de bras plus sportif et desarticulés : on passe du Milky way au Hardstyle. C'est ça l'éléctro : un mélange de style, un mélange de culture aussi. "Ce qui est génial c'est le melting pot que la danse peut créer" nous avoue Douffy alias Robin. Plus qu'une danse, l'éléctro c'est une passion qui prend une grande place dans la vie de ces danseurs qui, par jeu, se choisissent un pseudonyme : c'est leur nouvelle identité. Ainsi, j'ai vu s'affronter Skaro, Momo, BlackShark (Maxime Méchin, organisateur et Maître loyal de la compet'), Nzo et bien d'autres dans des batailles et des chorégraphies endiablées.
Le principe de ce contest : des battles (duels) entre deux équipes, appelées teams, tirées au sort. Une après midi de compétition à éliminatoires pour établir un classement et déterminer la meilleure équipe de la région.
Six teams ( Hard Dance Generation, Electro factory, Terminator, Onerteam, Fanateck Dijon et Fire-teck ) en provenance de tous les environs : Ain, Rhône, Soâne et Loire, se sont affrontées à coup de petites provocations, durant plus de deux heures. Le but : destabiliser les adversaires et gagner la sympathie des spectateurs et du jury, seul maître du destin des équipes. Après d'impressionnantes prestations de la part de toutes les teams, c'est finalement la Onerteam qui a été sacrée. Sa récompense : la somme de toutes les inscriptions au concours !
Une journée, dans ce monde, cet univers, cette ambiance sympatique et fairplay, peut suffire à faire tomber les apprioris. L'éléctro est un phénomène de mode, qui a encore devant lui quelques belles années.
Temoignage
Robin(DOUFFY), Bourg-en-Bresse
"Je me suis mis à l'éléctro il y a un an, au tout début du phénomène, avec les vidéos des premiers danseurs : Spock, Jey-Jey..." nous raconte Douffy (Robin) 17 ans, en terminale STG au lycée Carriat de Bourg-en-Bresse. " Je fais partie de la Dance Generation 01, des teams comme cela il y en a partout en France, dans toutes les régions. Si on a crée cette team, c'est pour faire connaitre notre passion et pour partager ce qu'on aime. Voilà ce qui nous démarque des groupes comme Mondotek : trop commercial et uniquement destiné à faire de l'argent. L'éléctro, pour moi, c'est un moyen d'expression pour délirer avec les potes. Ca me démarque aussi, avant j'étais une personne normale, maintenant on me reconnait dans la rue, on sait que je suis un danseur grâce à mes vêtements et à mon style."